Omar Radi a été placé en détention, mercredi 29 juillet, pour “viol” et “réception de fonds étrangers”

De nouveaux détails sont apparus dans l’affaire de Omar Radi, journaliste accusé de viol et soupçonné d’avoir reçu des fonds étrangers en «portant atteinte à la sécurité de l’État» et d’avoir eu des contacts avec des agents étrangers dans le but de nuire à l’activité diplomatique du Maroc. 

Selon un article  du site “Web Foreign Policy News“, les nouveaux faits révèlent la face cachée des ONG censées défendre les droits de l’homme. D’une part, affirme le site, des ONG, comme Amnesty International, ont soutenu Radi, lorsqu’il a accusé les autorités marocaines de le surveiller à l’aide d’un logiciel israélien appelé Pegasus, développé par la société de cybersécurité “NSO Group”. Au moment où les autorités marocaines ont demandé en vain des preuves tangibles concernant les allégations d’Amnesty, la même ONG a été déboutée par un tribunal israélien et par la justice d’autres pays, ainsi que par le Maroc, confirmant, selon Foreign Policy, que le cas de Omar Radi s’inscrit dans le cadre  des attaques menées depuis plusieurs décennies par Amnesty International, contre le Royaume. 

De son coté, l’Association marocaine des droits de l’homme aurait d’elle-même divulgué des informations confidentielles à Omar Radi, suite à son accusation d’avoir violé une collègue du site électronique “Le Desk”, pour lequel ils travaillaient tous les deux.

Alors que Radi fait toujours l’objet d’une enquête pour espionnage (selon les autorités marocaines, le journaliste a travaillé comme espion pour les services secrets néerlandais, en monnayant des informations sensibles sur la sécurité nationale, notamment en ce qui concerne la région du Rif), la jeune femme qui l’a accusé de viol,  a décidé de faire des révélations publiques, pour “se défendre des mensonges de Radi, qui soutient que leur relation sexuelle était consensuelle”.

Sans verser dans les détails de son agression, dont les péripéties demeurent sous le couvert de la confidentialité de l’enquête, “Foreign Policy” a indiqué que Hafsa Boutahar a insisté pour souligner le fait, qu’elle entretenait une relation strictement professionnelle avec Radi et qu’elle s’était volontairement éloignée de lui: “tout le monde savait qu’il souffrait de dépression et abusait de l’alcool. Selon ce journal, Radi a déjà été arrêté pour ivresse publique et pour avoir agressé un journaliste qui travaillait pour un autre média marocain à Casablanca”, a-t-elle précisé.

Le viol, a expliqué la jeune femme, aurait eu lieu après un dîner de travail. “Après une semaine de choc, de réflexion et de peur, je suis allé directement porter plainte auprès du procureur du Royaume à Casablanca, suite à quoi j’ai informé l’Association marocaine des droits de l’homme”, a déclaré Boutahar. 

L’association aurait cependant informé Radi des accusations en “l’avertissant que j’allais porter plainte auprès de la police”, a poursuivi la victime. Une violation claire de la confidentialité et des obligations éthiques de l’ONG de protéger les droits des plaignants contre les violences, les abus et les atteintes à la vie privée. Selon “Web Foreign Policy News“, cette histoire montre un manque de diligence flagrant de la part d’Amnesty et de l’ONG marocaine des droits humains.

source: Agence de presse italienne