La situation sanitaire est de plus en plus inquiétante en Algérie. Les vidéos d’hôpitaux sales, crasseux et nauséabonds affluent sur le fil d’actualités des internautes, et les exemples des structures dénoncées ne manquent pas. Ainsi, Biskra, M’sila, Oran, Ben Badis, Mascara et bien d’autres villes et communes font le bad buzz en Algérie.

Un bad buzz qui est la conséquence de la mauvaise gestion d’un gouvernement, présidé par Tebboune, qui déclarait, lors d’une entrevue avec des médias nationaux, tenez-vous bien : « Notre système de santé est le meilleur au Maghreb et en Afrique ». Le chef de l’Etat a même rassuré ses citoyens, au début de la crise pandémique, que « la situation est sous contrôle » !! Devenant, de ce fait, la risée des internautes et des habitants.

Les établissements de santé connaissent le chaos total et sont au bord de l’implosion. Ils manquent de fournitures et de matériels médicaux. Le personnel soignant se retrouve débordé face à l’afflux des malades infectés par la Covid-19. Il dénonce lui aussi, à travers des « vidéos scandales », les conditions déplorables dans lesquelles il exerce et a organisé des grèves, dans les différentes wilayas du pays, en guise de protestation. Mais en vain, Aucun responsable n’a réagi puisque, LA SITUATION EST SOUS CONTRÔLE.

La vidéo, le nouveau moyen de dénonciation, est devenue le seul moyen des Algériens, pour médiatiser leurs affaires et faire parvenir leur souffrance aux médias et aux citoyens.

Ces vidéos, sont, notons-le, prises par des patients atteints par le coronavirus qui se débattent, sont livrés à eux-mêmes et sont allongés à même le sol. Les citoyens dont les proches sont hospitalisés pour d’autres maladies se plaignent également de cette situation et dénoncent la mauvaise prise en charge de leurs proches. Et face à ce nouveau fléau, le gouvernement algérien a décidé de punir les auteurs de ces images. Ce fut le cas à Constantine, où un jeune homme, âgé de 32 ans, a été arrêté pour avoir filmé des cercueils entreposés dans la cour de la morgue du CHU de la même ville. À Biskra aussi, les services de sécurité ont interpellé l’auteur d’une vidéo-scandale publiée sur Internet. Cette dernière montre les conditions dans lesquelles se trouvent les patients du service chargé du coronavirus, à l’hôpital de Biskra.