La plupart sont localisés à Tarhouna, à environ à 65 kilomètres de Tripoli, dans l’ouest du pays. Il s’agit du dernier fief des forces du maréchal Haftar, repris le 5 juin par le GNA.

La Mission d’appui des Nations unies en Libye (Manul) s’est dite « horrifiée », jeudi 11 juin, par des informations sur la découverte d’au moins huit charniers dans l’ouest du pays. La plupart sont localisés à Tarhouna, à environ à 65 kilomètres au sud-est de Tripoli.

Il s’agit du dernier fief des forces du maréchal Khalifa Haftar dans la région, qui a été pris le 5 juin par les forces du Gouvernement d’union nationale (GNA) – reconnu par la communauté internationale.

« Le droit international exige que les autorités mènent des enquêtes rapides, efficaces et transparentes sur tous les cas présumés de décès illégaux », a rappelé la mission onusienne.

Création d’une commission d’enquête

La Manul s’est, par ailleurs, félicitée de la création, jeudi, par le ministère de la justice du GNA d’une commission d’enquête, appelant à entamer « rapidement les travaux » pour « sécuriser les charniers, identifier les victimes, établir les causes de décès et restituer les dépouilles » aux familles.

La Manul s’est, par ailleurs, félicitée de la création, jeudi, par le ministère de la justice du GNA d’une commission d’enquête, appelant à entamer « rapidement les travaux » pour « sécuriser les charniers, identifier les victimes, établir les causes de décès et restituer les dépouilles » aux familles.

Un journaliste de l’Agence France-Presse (AFP) a eu accès au site présumé d’un charnier à Tarhouna où plusieurs dépouilles ont été découvertes la veille et retirées par le Croissant-Rouge libyen pour procéder aux identifications. Des lambeaux de vêtements étaient encore éparpillés sur le site, près de fosses recouvertes de terre fraîche.

Selon le directeur de l’hôpital public de Tarhouna, Abouraoui Al-Bouzedi, « 160 dépouilles » ont, également, été découvertes à la morgue par les forces du GNA à leur arrivée dans la ville. Elles « ont été transférées vers Tripoli et Misrata par le Croissant-Rouge », a-t-il ajouté, sans autre forme d’explication.

Il y a quelques jours, la Manul avait qualifié de « très troublantes »des informations sur la découverte de corps à l’hôpital de Tarhouna et appelé le GNA à lancer rapidement des investigations impartiales.

Après la prise de cette ville, le GNA avait mis en garde ses troupes contre tout acte de représailles ou de pillage, sous peine de poursuites pénales, et appelé à veiller à protéger « les vies, la dignité et les propriétés » des citoyens.