Accepter la routine c’est accepter de mourir à petit feu, c’est vraisemblablement la voie qu’a choisie la sphère dirigeante algérienne, qui bien que son temps est d’ores et déjà égrainé par les manifestants du Hirak et la gestion catastrophique de la crise sanitaire, semble vouloir accélérer cette décadence en empruntant le même sentier, foulé moult fois par leurs prédécesseurs, celui des attaques gratuites et infondées à l’encontre du Maroc.

Ainsi, après avoir prêté à l’ex-consul général marocain à Oran des propos invérifiés, le porte-parole de la présidence algérienne, a porté d’outrageuses accusations à son encontre, en déclarant sans sourciller, que le diplomate marocain serait, ni plus ni moins qu’un “agent des services de renseignement désigné à cette ville pour d’autres raisons”.

Cette surenchère inutile, fruit de l’imaginaire détraqué des dirigeants algériens, est intervenue alors même que la diplomatie chérifienne avait sagement réagi afin d’éviter toute escalade. A croire qu’ils profitent de chaque occasion pour détourner, comme à l’accoutumée, l’attention de leurs concitoyens des vrais problèmes de la société algérienne, sauf que cette fois-ci, cette vaine tentative,  ne suffira pas à endiguer le feu de la révolte populaire qui tôt ou tard viendra à bout de l’hydre kaki.

Ceci dit, l’animosité institutionnalisée algérienne, ne devrait pas surprendre, car Abdelmajid Tebboune, alors candidat à la présidence, avait déjà annoncé la couleur, en corrélant la réouverture des frontières à des prétendues excuses que le Maroc devrait formuler.

Mais des excuses pour quoi au juste ? Pour la station solaire noor à Ouarzazate ? Pour le Port Tanger Med et celui à venir à Nador ? Pour la stratégie d’industrialisation du pays ? Ou pour la gestion exemplaire de la crise liée au Covid-19 ?… A moins que cela ne soit les succès engrangés par la diplomatie marocaine, en témoignent les différents consulats ayant ouvert dans les provinces du sud, au moment ou le Chili a décidé récemment de fermer sa représentation diplomatique en Algérie, preuve de plus s’il en faut de la place marginale de ce pays sur l’échiquier mondial.