Quel est le point en commun entre le talentueux joueur brésilien, Neymar Da Silva Santos Junior, connu pour martyriser ses adversaires sur les terrains de football et notre journaliste national, Slimane Raissouni, tristement célèbre, pour avoir un patron violeur et un oncle islamiste ?

La réponse, qui ne semble guerre évidente, se trouve dans l’homophobie primaire ancrée au plus profond de chacun d’entre eux. En effet, alors que Raissouni, accusé d’avoir violé un jeune homosexuel, s’est permis de publier, sur sa page “Facebook”, plusieurs publications à caractère homophobe, Neymar, quant à lui, aurait traité le petit ami de sa mère, un bisexuel de 22 ans, de “tapette qui donne son cul à n’importe qui”.

Si au Maroc, les nihilistes se sont tous révoltés contre l’arrestation de Slimane Raissouni, évoquant, dans une poussée délirante, “une chasse aux sorcières contre les journalistes indépendants”… au Brésil, les déclarations de la star du Paris-Saint-Germain, ont suscité un fort émoi, entrainant même une procédure judiciaire à l’encontre de ce dernier, comme l’a confirmé, le 08 juin 2020 au support de presse brésilien “terra.com”, l’activiste LGBT Agripino Magalhaes, dans la mesure ou ces propos inacceptables ont été jugés “offensants”, non pas à l’encontre d’une seule personne, mais à l’égard de toutes les minorités qui souffrent, d’où la nécessité de “rejeter ces idées arriérées véhiculées par des personnes stupides”.

En somme, la morale de l’histoire est que l’on soit au Brésil ou au Maroc, journaliste raté ou footballeur professionnel, homosexuel ou hétéro, pauvre ou riche….le fait d’adopter des comportements menaçants, voire tenir des propos haineux et méprisants à l’encontre de quelconque personne ou communauté est, de nos jours, passible de sanction.

Il est temps d’arrêter cette hypocrisie qui prévaut encore, malheureusement, dans les pays du tiers monde, à savoir que si une personne influente est poursuivie dans une affaire judiciaire, cela veut nécessairement dire que c’est le fruit d’un complot orchestré par des parties obscures.