Le Royaume-Uni, qui a quitté l’Union européenne le 31 janvier 2020 après 47 ans d’adhésion, multiplie les initiatives pour conclure des accords de partenariat avec des pays des quatre coins du monde. Ainsi, s’est tenu mardi 25 février à Alger le Forum d’affaires algéro-britannique organisé par le Forum des chefs d’entreprises (FCE) algérien et le Developing markets associates (DMA) du Royaume-Uni. Des responsables diplomatiques algériens et britanniques présents à la rencontre ont appelé à l’élaboration dans les plus brefs délais d’un «partenariat gagnant-gagnant» entre les deux pays.

«Je m’adresse aux hommes d’affaires britanniques présents avec nous aujourd’hui: Vous êtes ici au bon endroit et au bon moment. Nous connaissons, que ce soit au Royaume-Uni ou en Algérie, un nouveau début qui sera l’occasion pour vous de développer de nouveaux partenariats», a annoncé l’ambassadeur du Royaume-Uni en Algérie Barry Lowen.

Des accords de substitution à ceux conclus avec l’UE?

L’Accord de libre-échange signé en 2017 avec l’Union européenne et qui entrera en vigueur en septembre 2020 sera «un désastre pour l’économie nationale» algérienne, a assuré Ali Bey Nasri, président de l’Association nationale des exportateurs algériens lors d’un passage sur la Radio nationale.

Plus en détails, M.Nasri a expliqué que «ce qui est catastrophique pour l’économie nationale», c’est le fait que contre les 283 milliards de dollars que représente le volume total des importations algériennes des 28 pays de l’Union européenne (entre 2005 et 2017, dans le cadre de l’accord d’association), l’Algérie n’a exporté que 12 milliards de dollars de dérivés du pétrole, soit 4,2%.

À ce fort déséquilibre s’ajoute le fait que dans «les accords d’association avec l’UE qui comprennent 110 clauses», l’UE «n’a respecté que le volet commercial, tandis que la partie relative à la coopération et au transfert de la technologie et à la circulation des personnes a été négligée», a dénoncé Ali Bey Nasri.

Le président de l’Association nationale des exportateurs algériens regrette que ces accords d’association Algérie-UE, signés et entrés en vigueur en 2005, «n’aient pas fait l’objet d’études approfondies, ce qui les a rendus défavorables à l’économie nationale».

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