Conformément à la tradition, qui veut qu’un président prête serment devant son peuple, afin de valider la confiance qui lui a été octroyée par les citoyens de son pays, Abdelmajid Tebboune, qui n’a pourtant été élu que par la moitié des 39% d’algériens ayant voté, s’est quand même trouvé assez légitime, pour oser se pointer, sans vergogne, au Palais des Nations à Alger et de jurer fidélité au peuple algérien qui, pour l’écrasante majorité, lui a fait clairement comprendre que : “Tebboune, tu nous casses les ovaires”.

Mais vu que l’amour du pouvoir rend aveugle, la nouvelle marionnette de Gaid Salah, n’en a cure et devant le regard fier de son maître, il a porté ce fameux collier en or, que l’on peut qualifier aisément de “laisse en or”, sachant qu’il va maintenant obéir, au doigt et à l’œil, aux ordres du généralissime chef d’état major algérien et ce, pendant les quelques années à venir… ou mois… ou jour….seul l’avenir nous dira, combien de temps encore, ce pantin restera accroché à son trône en papier, sachant que la vague protestataire ne décolère toujours pas.

D’ailleurs, le caricaturiste algérien, Ali Dilem, a bien illustré la passation de pouvoir entre le président intérimaire Abdelkader bensalah et  Abdelmajid Tebboune, qui devra porter à lui seul le poids de la junte militaire face à la grogne du peuple algérien, qui n’a guère  baissé, comme en témoignent les manifestations de ce 44eme vendredi de la contestation.

Preuve que Tebboune sent le poisson, même les chefs d’états étrangers ont préféré simuler une maladie ou avancer une quelconque excuse bidon, juste pour ne pas se faire voir, lors de l’investiture, en compagnie d’un président dont personne ne veut. Seule la Birmanie a envoyé un représentant, en la personne du parlementaire Sai “Mouk” Kham…. Mais de la à voir un quelconque pied de nez entre la présence de Tebboune et celle de Mouk dans une même salle, il n’y a qu’un pas à faire…

L’ultime humiliation est venue du président français, Emmanuel Macron, qui, après avoir “pris note” de l’élection de Tebboune, a tenu à rétablir la vérité, à travers une dépêche “AFP”, en soutenant qu’à aucun moment il n’a adressé de “chaleureuses félicitations” au président algérien, comme l’a avancé, un peu plus tôt, l’agence de presse algérienne, dans un exercice de propagande, digne de l’URSS.

Quoi qu’il en soit, l’Algérie semble repartir sur les mêmes bases que l’époque bouteflikienne et ce, au grand dam des citoyens algériens, pris en otage par une junte militaire corrompue, qui ne souhaite aucunement voir le pays aller de l’avant et embrasser la démocratie.

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