Depuis l’élection d’Abdelmajid Tebboun à la magistrature suprême de l’Algérie, une vidéo du nouveau chef de l’Etat refait surface sur les réseaux sociaux, où l’intéressé pose comme condition pour la réouverture des frontières entre le Maroc et son pays, la nécessité pour le gouvernement marocain de présenter ses sincères excuses au peuple algérien.

Si les promoteurs de cette déclaration, dénuée de toute rationalité, tentent de faire circuler la vidéo sur le web, afin de transmettre un message aux dirigeants marocains, ils oublient toutefois qu’à l’époque où Abdelmajid Tebboun (on ne s’y fera décidément jamais) a tenu ces propos, il était considéré par la presse de son pays comme le candidat de l’armée !

Un candidat de l’armée, supplanté un temps par un Azzedine Mihoubi, aux abois lors du débat de la présidentielle et artisan de sa propre défaite, qui a su jouer le jeu d’un Gaid Saleh, toujours rancunier de sa débâcle militaire lors de la bataille d’Amgala, pour gagner un bonus des élections factices, boudées et boycottées complètement, notamment dans l’une des principales régions du pays, qu’est la Kabylie.

Sans vouloir remuer le couteau dans une plaie béante et en putréfaction, en rappelant que seuls 0,04% des kabyles ont voté, on est en droit de se demander pourquoi les amplificateurs de ces déclarations sans tact diplomatique, croient toujours au bien fondé des allégations de leur généralissime, tandis qu’une contre-vérité s’impose à eux comme le nez au milieu de la figure.

Par deux fois, le souverain marocain, par amitié et bienveillance envers le peuple algérien, a exprimé sa volonté de tendre la main à un voisin, resté longtemps sans nouvelles, et dont les dirigeants se sont embourbés jusqu’au cou dans la théorie du complot, consistant à toujours rejeter la faute sur cette fameuse main étrangère, en feignant d’oublier l’existence de la tentaculaire main interne, qui ne cesse de pourrir ce peuple, pourtant, plein de bonne volonté.

Depuis bientôt un an, les algériens sont dans la rue pour clamer et réclamer leur droit à une vie plus digne et à une classe dirigeante indépendante de tout calcul politicien et « militaire », mais à l’image de l’inertie de leur ancien président, les gouvernants actuels appliquent religieusement le principe des singes de la sagesse, laissant cois des citoyens dont le ras-le-bol va bientôt s’exprimer autrement que par le pacifisme… et on les comprendrait. 

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