Les urnes (vides) ont parlé et Abdelmadjid Tebboune a été, selon toute vraisemblance, élu nouveau président  de la République Algérienne, promettant, tambour battant, à son peuple qui le renie catégoriquement, de tourner la page de ce passé douloureux, dans lequel il y a pourtant joué un rôle majeur, sachant qu’il a été nommé, à maintes reprises, à des postes ministrables et ce, sous le règne de son ex-mentor, qu’il fuit désormais comme la peste, Abdelaziz Bouteflika.

Ainsi, fort de sa petite légitimité, Tebboune, rasé de près et qui s’est fait tout beau pour l’occasion, s’est pointé, tout excité, devant les journalistes de son pays, afin d’afficher ses mauvaises intentions et promettre, comme son prédécesseur, de tendre la main à tous ceux qui le critiquent, d’ouvrir la voie à une liberté de presse et d’expression ainsi que de punir les corrompus et les hors-la-loi qui pillent l’Algérie… cette dernière promesse, qu’il regrettera surement d’avoir tenue, lorsqu’il se rappellera que son petit minou chéri, Khaled Tebboune, croupit en prison pour blanchiment d’argent.  

Concluant sa mascarade, le néo-président, entouré par tous ses électeurs, rassemblés jusqu’au dernier, dans le petit QG de campagne du vainqueur “incontestable” de ces élections kafkaïennes, n’a pas oublié de mentionner le voisin marocain, si cher à ses yeux, en déclarant, très brièvement,  que “la réouverture des frontières avec le Maroc est liée à la suppression de la cause de leur fermeture”, avant d’ajouter, sans aucune “hchouma”, qu’il ne “pardonne rien à toute personne qui ose toucher à la souveraineté de son pays”…

Mais Ssi Tebboune, laissez nous vous rafraichir la mémoire : c’est bien vous et vos semblables qui s’entêtent à soutenir l’entité fantoche du “polisario” et ce, dans le seul but de nuire aux intérêts du voisin marocain, qui semble avoir pris, à votre goût, un peu trop d’aura dans la région… mais sachez que le Maroc n’a pas la rancune tenace et que pour tourner la page, il serait prêt à vous accueillir avec tous les honneurs qu’incombe votre stature, jusqu’à entendre votre nom scandé dans les rues par ce peuple marocain, qui, comme vous l’avez si bien dit, vous aime tant…  

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