Rien ne sert de s’offrir les services des meilleurs joueurs lorsque la ligue dans laquelle on souhaite, tant bien que mal, s’insérer, refuse de nous accueillir. L’équipe “Galactique” de Hicham Alaoui, formée d’une pléiades de mercenaires du droit-de-l’hommisme, joue seule dans un terrain, dont les gradins restent désespérément vides, faute d’ultras introuvables.

Obstiné à vouloir exhiber les capacités techniques hors pair de ses joueurs, professionnels du jonglage entre la vérité et le mensonge, driblant sans scrupule les lois et les textes, et tirant, souvent à vue, dans la lucarne des institutions nationales, Moulay Hicham s’attire, chaque jour un peu plus, les ricanements des supporters d’autres équipes étrangères, qui n’hésitent pas à lui faire remarquer son manque de fair-play notoire.

Et de ce fair-play, le prince auto-banni n’en a cure. Qu’il soit relatif au respect de l’adversaire ou réduit à son aspect financier, Hicham Alaoui le bafoue allègrement, au mépris des règles d’usage et malgré la récente entrée en vigueur du “VAR”, enregistrant, pourtant, sur les réseaux, toutes les bourdes et tous les écarts de ses joueurs, mis sous perfusion monétaire depuis qu’ils ont tous rejoint cette “dream team” de la mort.

Ainsi, l’entraineur de cette équipe met un point d’honneur à gâter sa “camarilla” en lui consacrant un traitement aussi juteux que vitaminé. Chacun tire profit, à sa manière, de sa promiscuité avec le “special one”, qui les rémunère en espèce ou en nature, en fonction de l’importance de leur tâche au sein de l’équipe.

Ahmed Reda Benchemsi, l’un des piliers, recruté après son passage par le “FC Telquel” et son expérience manquée chez le “Rapid Free Arabs”, constitue le pivot de l’escouade en intervenant sur tous les fronts du terrain, entre attaque et défense, en contrepartie d’une bourse à l’université de Stanford et un poste de porte-parole d’une autre équipe américaine, partageant le même ennemi que celle de Hicham Alaoui.

Gravement blessé à l’entrejambe et en convalescence depuis quelques temps, le milieu de terrain Taoufik Bouachrine pourrait ne plus récupérer son poste avant 2034, date à laquelle l’entraineur aura probablement pris sa retraite, à l’instar de son joueur star Mustapha el Alaoui, qui joue sa dernière saison, et dont la condition physique n’est plus ce qu’elle était.

Toutefois, un nouveau remplaçant a été trouvé à Bouachrine à travers le jeune espoir Saida El Kamel, aux débuts prometteurs à Al Quds El Arabi mais qui a rapidement déçu les supporters depuis ses maigres titularisations à France 24, obligeant l’entraineur à rapidement changer de tactique de jeu pour continuer d’exister dans cette ligue fictive.

Comptant sur les fans de Maati Monjib, Hicham Alaoui ne s’est rendu compte, que tardivement, de la prédation de ce joueur, uniquement intéressé par le gain financier que représente pour lui l’opportunité de rejoindre son équipe, passant plus de temps à polir son image sur les médias qu’à exprimer ses capacités sur le terrain.

Les postes de titulaires indiscutables de cette sélection de la “Hichamiland”, occupés par Khadija Ryadi, Houssine Majdoubi, Omar Brouksy et autre Abdallah Hammoudi, qui obéissent au doigt et à l’œil de leur entraineur, perché sur sa tour d’ivoire, et n’hésitant pas à envoyer ses joueurs au charbon lorsqu’il le faut, constituent, néanmoins un problème de taille: ils sont tous déployés sur le terrain, sans qu’il n’y ait le moindre remplaçant en cas de blessure grave.

En sport comme en politique, un accident est vite arrivé, et pourrait compromettre plusieurs saisons à venir. Un risque sur lequel le coach de la « JUVENTUS DE CUMIN » devrait peut être médité, avant d’être définitivement suspendu par la FIFA.

Par MANOLO EL BOMBO

 

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