Les réserves de change continueront de baisser pour atteindre à fin décembre 2020, 51,6 milliards de dollars a annoncé ce mercredi le ministre des Finances algérien, Mohamed Loukal, lors de la présentation de la loi des Finances 2020, à l’Assemblée nationale. Selon le ministre, ce montant représente 12,4 mois d’importations de biens et de marchandises sans facteurs de production.

Les réserves de change de l’Algérie ont reculé à 72,6 milliards de dollars à la fin avril 2019, contre 79,88 à la fin de l’année 2018, soit une baisse de 7,28 milliards de dollars en quatre mois.

Pas de quoi être rassuré sur le proche avenir, d’autant plus que les réserves de change sont alimentées quasi exclusivement par les ventes d’hydrocarbures qui ne font plus recettes et que les stocks d’or stagnent, pour de troubles raisons à 173,6 tonnes (environ 10 milliards de dollars), depuis 2009.

 Il y a de l’inquiétude à se faire sur la fonte massive des réserves de change qui ont déclinées d’environ 120 milliards de dollars en l’espace d’à peine cinq années. L’érosion qui se fait au rythme de 25 milliards de dollars par an est alarmante, d’autant plus que rien ne semble pouvoir l’arrêter, puisqu’elle avait continué à perdre, en ce début d’année 2019, pas moins de 7,3 milliards de dollars en seulement quatre mois.

Les 200 milliards de dollars que l’Algérie avait placés dans un compte du trésor américain comme gage de solidité de son économie et comme source de cumul d’intérêts, ont fondu comme neige au soleil et rien ne peut aujourd’hui stopper cette descente aux enfers qui succède à l’épuisement total du Fonds de régulation des recettes.

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