La petite ville de Oued R’hiou relevant de la wilaya Relizane en Algérie, est depuis peu le théâtre d’affrontements meurtriers entre les forces de l’ordre et la population locale, furieuse après une bavure policière ayant entrainé le décès de cinq personnes, dont un jeune vendeur de fruits et légumes âgé d’à peine de 15 ans et l’hospitalisation dans un état critique, d’un autre âgé de 24 ans.   

Le procureur général du tribunal de Oued R’hiou a déclaré dans un communiqué que l’accident de la circulation était le résultat d’une collision entre une voiture appartenant à la police de la sureté de la daïra et une moto conduite par un mineur.

Suite à cela, des centaines de jeunes se sont dirigés au commissariat du quartier en manifestant leur mécontentement à coup de jets de pierre, auxquels les policiers ont répliqué d’abord avec des gaz lacrymogènes, ensuite par balles réelles !! Entrainant, jusqu’à présent, la mort de quatre malheureuses personnes.  

Ce fait divers tragique aurait pu connaitre une fin moins meurtrière, si les policiers algériens n’avaient pas eu la gâchette curieusement facile, une manière de faire, qui n’est pas sans rappeler la prise d’otages d’In Amenas, où un groupe d’AQMI avait trouvé refuge dans une exploitation gazière de la région, avant qu’il ne soit délogé par l’armée algérienne qui n’avait fait aucune distinction entre terroristes et otages, faisant ainsi, un véritable carnage !

La police algérienne considère-t-elle dorénavant, le peuple algérien comme des terroristes, pour ainsi procéder une liquidation de masse ? Un peuple aux revendications légitimes, mais pourtant otage d’un complexe militaire tentaculaire, personnifié par l’omnipotent général Gaid Salah.

Hasard du calendrier ou pas, mais ces “bavures” sont survenues un jour à peine après le fameux discours du général Ahmed Gaid Salah qui ordonna aux forces de l’ordre d’empêcher l’accès de la capitale algérienne aux manifestants des autres régions du pays. Un permis de tuer qui vient, donc des plus hautes sphères de la pyramide de pouvoir algérienne, bien déterminé à se maintenir au sommet, quitte à crouler sous les cadavres.

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