Un ancien traumatisme mal soigné peut avoir des répercussions fatales sur l’esprit, à très long terme. C’est la triste réalité vécue, depuis 1976 par le chef de l’Etat Major algérien, Ahmed Gaid Saleh, qui n’a toujours pas digéré l’écrasante défaite essuyée contre les Forces armées royales marocaines lors de la fameuse bataille d’Amgala I, où une unité de l’armée algérienne, alors dirigée par le “généralissme”, était venue en renfort aux mercenaires du Polisario, fraichement créé.

 À la tête de cette unité de 109 soldats, et voyant la déferlante de l’armée marocaine arriver, Ahmed Gaid Saleh, alors chef du secteur opérationnel centre de la 3ème région militaire, à la frontière avec le Maroc, a tout simplement déserté son poste, abandonnant ses hommes aux FAR, qui avaient capturé, ce jour-là, une centaine de militaires algériens, pour en faire des prisonniers de guerre.

Ce revers historique, infligé par l’eternel rival voisin de l’ouest a laissé de graves séquelles dans l’esprit du pauvre Gaid Saleh, dont les ennuis allaient commencer, notamment après la colère du président de l’époque, Houari Boumediane, qui avait ordonné à ce que le général aille “refaire ses classes” auprès des élèves officiers. Une gifle sévère pour ce haut gradé de l’armée, qui continue, jusqu’à aujourd’hui, à être la risée de ses compagnons et de ses anciens collaborateurs.

Il y a quelques jours, l’ex-ministre de la défense algérienne, Khalid Nezzar, en conflit déclaré avec son ancien poulain, Gaid Saleh, avait déclaré que l’actuel chef de l’Etat major n’avait pas les qualités intellectuelles suffisantes pour commander aux destinées du pays, de surcroit qu’il  était le maillon faible de sa promotion.

Ce qui est sûr, c’est que la rancœur du général contre le Maroc n’est pas prête de s’évanouir de sitôt, surtout lorsqu’il admet, à demi-mot, avoir raté sa mission en tant que chef d’Etat (bis), en invoquant à tort et à travers, la main invisible de l’ennemi extérieur, confirmant ainsi, ne pas avoir oublié ses déboires en tant que chef militaire infortuné.    

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