Et de douze !  Douzième vendredi de manifestations dans les rues algériennes, la gronde populaire se renforce et ne connait pas d’accalmie et ce,  malgré les différentes concessions, faites par  le tentaculaire Gaid Saleh, général des forces armées.  

Une pression sociale insoutenable  qui vient donc s’additionner  aux autres secteurs fébriles de la société algérienne, participant ainsi à fragiliser davantage les fondations d’un Etat au bord de l’implosion.

Pourtant, malgré la situation morose dans laquelle se trouve le pays du million et demi de martyrs, le régime algérien  personnifié par le général Gaid Saleh,  s’atèle non pas à accéder aux revendications légitimes  de ses concitoyens, mais à détourner, comme à l’accoutumée, l’attention des algériens et de ceux qui accordent encore du crédit à ses balivernes, vers ce qui a longtemps été considéré comme une soupape : le Maroc.  

En effet, agissant dans l’urgence, le complexe militaro-politique algérien,  a confondu vitesse et précipitation  en accusant le Maroc de piller l’or soudanais et ce, sans prendre le temps de bien ficeler  leur Fake-News.

S’il est vrai qu’un avion de la filiale marocaine de managem transportant de l’or,  ait été contrôlé par les autorités soudanaises,  il serait faux d’affirmer que cela  relève du trafic d’or ou du pillage comme le martèle certains supports algériens, car,  l’avion marocain disposait de toutes les autorisations nécessaires pour transporter ce genre de cargaison.

Seulement voilà, suite à la déchéance d’Omar EL Bechir de la présidence du pays, tous ou du moins une partie des institutions vitales du pays, sont au ralenties voire figées, en attente d’une restructuration et l’organe délivrant les autorisations n’y échappe pas, d’où l’imbroglio  généré par ce cas.

Il sied de rappeler que juste après le départ du président el bechir, la sécurité de la mine s’est vue renforcée par l’arrivée d’une nouvelle unité militaire appartenant à la force de soutien rapide, c’est cette dernière qui a bloqué l’expédition de la cargaison dans l’attente de recevoir de nouvelles instructions de Khartoum.  

Dès lors les fake-news ont fusé ce qui n’a pas échappé à l’Algérie qui a sournoisement  récupéré et déformé les faits. Mal lui a pris car,  l’agence de presse officielle soudanaise ainsi que d’autres supports de presse locaux ont balayé d’un revers ces fausses accusations, indiquant que la filiale de Managem était en règle. 

Gaid salah et ses larbins médiatiques devraient plutôt se soucier de ce qui se passe dans leur pays et de se préparer du mieux qu’ils peuvent à faire face au Treizième vendredi  de contestation et un vendredi 13, porte rarement chance.

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